Fiche: Zero no Tsukaima - by Bracier

Titre : Zero no Tsukaima
Studio: J.C. Staff
Nombre d'épisodes : 13 épisodes de 25 mins
Genre : Comédie, Magical Girl
Première parution : 2006


Histoire:

C’est le grand jour pour Louise de la Barrière, aujourd’hui elle va invoquer son familier, et montrer à tous ceux qui la surnomment "Louise la Zéro" (du fait de son taux de réussite en magie, ses sorts se finissant immanquablement en explosion) qu’elle est capable de grandes choses. Mais voilà, le familier se révèle être Saito, jeune japonais ordinaire. Ce dernier ne comprend pas ce qui lui arrive : il marchait tranquillement, a soudain vu une lumière et s’est soudain retrouvé projeté dans un endroit étrange où une jeune fille hautaine et prétentieuse le traite comme son esclave. Comment va évoluer ce bien étrange couple ? Saito est-il aussi faible qu’il ne le paraît ? Quelle est cette conspiration qui semble se tramer dans l’ombre ?


Personnages:

Nom/Prénom : Louise de La Barrière
Louise est noble, qu’on le sache ! Elle n’a rien à faire avec un familier roturier et entend bien corriger ses mauvaises manières (au moins ^^) ! Vous l’avez compris, elle a très mauvais caractère. Mais de correction en correction, elle va s’attacher à son familier et ne plus forcément voir en lui seulement un animal de compagnie…
Nom/Prénom : Hiraga Saito
Jeune garçon ordinaire, il arrive dans un monde qu’il ne connaît ni ne comprend. Il est traité au début comme un animal doublé d’un domestique (sa principale occupation : laver les sous-vêtements de sa maîtresse). Mais il n’est peut-être pas si ordinaire que ça, vu l’aisance avec laquelle il manie les armes.
Prénom : Siesta
Soubrette à l’académie de magie, elle se lie très vite d’amitié avec Saito. Elle éprouve des sentiments pour lui. Elle est timide et polie, c’est le personnage le plus réel de la série.



Opinion personnelle:

Avant toute chose je tiens à préciser que, contrairement à mes habitudes, j’ai commencé cette série sans savoir combien d’épisodes elle comportait. Et c’est tant mieux. Car disons-le tout de suite, l’anime ne colle pas du tout avec son formant, l’histoire nécessitant plus de 13 épisodes pour dévoiler tout son potentiel. D’où la déception légitime du spectateur.



Les 12 premiers épisodes:

L’histoire commence plutôt bien, ni longues introductions, ni prophéties et autres discours ne viennent enlourdir son début. Au contraire, pour tout amateur (ou du moins connaisseur) d’Harry Potter ou de mondes imaginaires, l’immersion dans l’univers de Zero no Louise se fait tout en douceur, presque naturellement. L’histoire se situe dans un cadre qui tient assez de la Renaissance, s’il fallait le rattacher à une période de notre monde. C’est le cas pour de nombreux animes fantastiques, donc une fois encore il n’y a aucune difficulté, pas d’éléments nouveaux. On peut le voir comme un avantage ou un inconvénient, mais dans une série légère, c’est un élément qui ne turlupine pas le spectateur.

De fait, Zero no Louise est belle et bien une série légère à tendance ecchi, malgré l’histoire de magie perdue et de prophétie qui se glisse subrepticement. On peut même la rapprocher d’autres animes comme Inukami !, où on assiste au même rapport de force. En effet, pour pimenter la relation –plus que prévisible et évidente- entre les deux protagonistes, il a été rajouté le thème de la servitude du garçon, esclave et surtout souffre-douleur de sa maîtresse. Les différents paramètres de la relation amoureuse (la sulfureuse tentatrice, la jeune fille polie et réservée et l’héroïne colérique mais sensible) sont relativement bien gérés, ils s’enchaînent à un rythme mesuré, sans ennuyer ni brûler les étapes.



Vous l’avez compris, on à affaire ici à un anime sans grande surprise, à la technique rôdée et promettant un moment sans prise de tête à la fin d’une journée. Jusqu’à ce qu’on se laisse emporter par l’intrigue. Car cette dernière, si elle est dépourvue d’originalité dans la première moitié de la série prend de l’ampleur par la suite. Des complots se trament, menés par une société secrète. Une guerre se profile, la trahison rôde, des pouvoirs perdus sont sur le point d’être retrouvés. Quelle est la limite entre le monde de la magie et le nôtre ? Combien d’objets –ou de personnes- ont déjà franchi la barrière entre les deux univers ? On se prend totalement au jeu et on s’attend à de grands moments en perspectives, une quête, un amour impossible, une séparation, on ne sait pas mais on se doute qu’il y a quelque chose…

La déception de l’épisode 13:

Cet épisode est donc le dernier de la série. Il en a pourtant tout sauf les caractéristiques. L’histoire atteint son plus haut niveau de complexité (disons que c’est le moment où le plus de fins sont envisageables), l’action commence à voir le jour, des secrets se lèvent, des sentiments se déclarent. L’aventure de nos héros a atteint sa maturité, les préliminaires sont terminés, c’est maintenant que tout commence. Mais en fait c’est ici que tout finit. La chute est brutale, faisant penser à une fin d’épisode de milieu de série, le SEUL élément qui permet de déterminer que c’est le dernier épisode est le générique de fin et c’est tout ! L’impression qui reste est une très grande déception de voir ainsi une histoire prometteuse se terminer sans même finir (à voir pour comprendre). Le studio connaissait-il une période de crise et a-t-il dû abandonner le projet en cours ? Je ne sais pas, mais c’est comme ça que je m’explique ce ratage. :p

Conclusion:

Alors, à voir où à oublier ?
Même si la fin est franchement frustrante, l’anime n’en reste pas moins sympathique à regarder pour tous ceux qui ont vingt minutes à (perdre ?) occuper en attendant de pouvoir faire autre chose. Pour les fans de Shakugan no Shana (même studio, même type d’histoire, mêmes seiyu)



Bon visionnage