fiche: Coq de combat

 

Mangaka: Izo Hashimoto - Akio Tanaka

 

Type: Arts martiaux (karaté), Combats

 

Pour public averti (violence, violence sexuelle)

 


Ryô Narushima, 16 ans, fait partie de l'élite d'un lycée privé et vit avec sa soeur, surprotégés par leurs parents. Un jour, dans un élan de folie, Ryô assassine son père et sa mère de nombreux coups de couteau. Il est condamné à rester jusqu'à ses 18 ans dans une maison de correction qui ressemble à s'y méprendre à une prison. Dès le premier soir, Ryô se fait violer. Pour survivre et pour rester un homme, Ryô, le gringalet, ne peut compter que sur sa volonté jusqu'au jour où il assiste au cours de karaté de Monsieur Kurokawa, un prisonnier qui vient régulièrement enseigner en échange d'une promenade et d'un bon repas.

 

Violent, mais une grande profondeur dans le personnage principal:

 

Violent, Quand, pour rester un homme, il faut devenir une bête.

La qualité est présente dans tout épisodes mais l'histoire quitte l'univers de la prison pour se tourner vers la compétition avec toujours comme mot-clé : "survivre".

Coq de combat a déjà fait couler beaucoup d’encre. L’œuvre est dure, sinon impitoyable. Dans son propos comme dans son dessin, le réalisme cru et sans fard voulu par HASHIMOTO Izo et TANAKA Akio détonne dans la production distractive habituelle. À l’avenant, Ryo, le « héros » de cette histoire, trahit un caractère qui va bien au-delà de la figure de l’anti-héros. Rien de noble ne se trouve en son parcours comme en ses motivations. Et à ses côtés, les personnages méchants ou dangereux de cette série apparaissent comme des enfants de chœur. Il est le pire de l’humanité ; nul n’a grâce à ses yeux, il n’existe que pour se battre et vaincre. Plus troublant : une éventuelle rédemption semble relever de l’espoir naïf tant Ryo s’enfonce un peu plus, à chaque volume, vers l’enfer. Quel est alors le but de l’auteur avec cette œuvre ? Plus qu’un indice, le titre fonctionne comme une métaphore de Ryo, et ce parallèle entre ce dernier et un coq de combat vaut d’être détaillé.

 

 

Ce qui pousse a tuer :
 

Le début de ce manga n’est pas à négliger. Qui est Ryo ? Un bagarreur, un jeune délinquant? Non, rien de tout cela Ryo est un élève modele d’un lycée renommé, un jeune homme brillant.

Pourquoi Ryo a-t-il tué ses parents d’une série de coups de couteaux ? La question reste pour l’instant en suspend. Les idéaux sont des luxes de riche. Les pauvres, eux, connaissent la vérité de la vie telles qu’elle est vécue par la majorité des humains sur la planète : la loi du plus fort, l’absence totale de morale et le règne de l’argent. Ryo va alors passer par tous les stades de la découverte de cette autre réalité.

cette autre réalité, celle qui grouille dans les bas-fonds, la loi qui prévaut dans les prisons, celle qui ressort une fois disparus les voiles trompeurs de la civilisation. Ryo sera emprisonné, battu, humilié, violé, ramené à la logique destructrice du plus fort, à une simple intelligence de survie. C’est par cette autre réalité que s’ouvre le manga...

 

Qu'est ce qu'un combat de coq?
 

Le nom de ce manga est bien traduit car qu'est-ce que sont les coq de combat au juste?

Ce sont des concentrés d’agressivité qui luttent à mort, entraînés, manipulés pourrait-on dire, pour une fausse image de sportivité et une réalité bien économique. Car les combats sont indissociables des paris et sont organisés en fonction des rapports de la cotation. Des animaux inconscients de leur rôle et dont l’on détourne le besoin de violence à profit.

Et c’est bien là la véritable destinée de Ryo. Il ne s’agit pas de gagner, de s’élever parmi les meilleurs combattants, de se rendre justice soi même, d’accomplir une vengeance comme le croie Ryo./font>

 

Réalité des combats:
 

C’est un peu la destinée des combattants humains qui se retrouve dans la critique acerbe de l’auteur. On se souvient des premières années de boucherie des UFC, du Pride, des combats interdits de Doubaï. On sait qu’en région parisienne même des combats libres se déroulent, où de jeunes gens emplis d’illusions se font briser un bras ou casser une jambe pour le bonheur du tiroir caisse des organisateurs, car la vérité est crue, mais elle est : les combats n’attirent vraiment le public que s’ils sont sanglants.

Une réalité qui pose aujourd’hui l’humain un peu plus comme de la chair à canon, le rapprochant de l’animal, de la bête de course que l’on abattra une fois devenue inutile.

A quoi tient notre destinée ? Ryo est le combattant parfait, froid, cynique, dur, impitoyable. Ryo aurait pu être professeur, avocat, médecin, qui sait… Ne sommes nous ainsi que le produit de ce que l’on fait de nous ? Notre vie est-elle prédestinée par notre conditionnement ? De l’éducation donnée par ses parents, Ryo aurait pu devenir un être « normal » dans le monde « normal ». Au jour fatidique de l’assassinat, ce qu’est devenu Ryo dans l’autre réalité n’a ainsi dépendu que de « l’éducation » qu’il y reçut. Nous ne serions en fait que ce que l’on fait de nous, tels des coqs de combats. Car si la vie ne fait pas de nous des tueurs, les humains, eux, s’en chargeront./font>

 

Ce que j'en pense:
 

Ce que j'en pense: Tout simplement génial, c'est un de mes manga préféré avec death note, ceux qui le dénigrent non rien compris cette violence est la pour nous faire réagire, pour nous forcer a voir els choses en face, pour que l'on ne se cache plus derriere cette impression protection que nous accorde la societé, il ne faut pas se faire d'illusion! En réalité les choses se passent bel et bien comme cela; et c'est sa que ce manga nous montre! La plupart de l'humanité n'est pas gentille ni angelique, elle tente de survivre et ce bien souvent par des moyens qui ne sont pas très propres.

 

A mon sens coq de combat est un manga exeptionnel de part sa réalité.

 

:-D by Synthetic